Zone de libre-échange en Afrique: 44 pays, dont Maurice, signent le traité

Elle est perçue comme un élément essentiel au développement économique de l’Afrique. Quarante-quatre pays africains ont ainsi signé, mercredi à Kigali (Rwanda), l’accord portant sur la création d’une Zone de libre-échange. Maurice figure parmi ceux qui ont signé l’accord. D’autres pays se sont abstenus, à l’instar du Nigeria, de l’Érythrée, du Burundi, de la Namibie ou encore de la Sierra Leone

C’est un pas gigantesque vers l’intégration économique et commerciale du continent africain. Mercredi, lors d’un sommet extraordinaire à Kigali (Rwanda), 44 pays – dont Maurice à travers le ministre des Affaires étrangères, Vishnu Lutchmeenaraidoo – ont signé le traité sur la Zone de libre-échange continental (Continental Free Trade Area).

Lors de ce sommet extraordinaire sous l'égide de Paul Kagamé, le président en exercice de l'UA, les 44 chefs de délégation présents à Kigali ont tour à tour signé le traité portant sur l’instauration d’une zone de libre-échange continentale (ZLEC). Processus laborieux en discussion depuis 2012, le texte final instituant la ZLEC, projet phare de l'Agenda 2063 de l'UA, a nécessité deux ans de consultations et de paramétrages sous la supervision de Mahamadou Issoufou, président du Niger.

Le défi le plus urgent sera sans doute celui de la mise en vigueur de cette zone qui envisage la levée progressive des droits de douane sur 90% des produits pour booster le commerce intra-africain qui ne représente que 16% des échanges des pays du continent. Avec l'instauration de cette ZLEC d'ici 2022, le commerce entre pays africains devra augmenter de 60%, équivalent à 35 milliards de dollars de plus.

Certains pays ont refusé de signer l’accord. À l’exemple du Nigeria qui a évoqué des dissensions internes aux pays ouest-africain sur ce marché commun. Quelques-uns des 11 pays qui se sont abstenus sont : le Burundi, l’Érythrée, la Namibie et la Sierra Leone.

Pour l'heure, l'entrée en vigueur de la ZLEC devrait se faire à partir de «janvier 2019». Mais les États se donnent 10 ans pour une généralisation des mesures du traité de Kigali à l'horizon 2028. Selon le document signé mercredi, pour entrer en vigueur le texte devra être ratifié par un minimum de 22 pays.

[Source : médias internationaux]

 

 

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