Les critères où Maurice s’est amélioré

L’année dernière, la Banque mondiale avait classé Maurice à la 49e position. Le ministre des Finances avait indiqué, alors, au Parlement qu’un « misreporting » du Central Electricity Board (CEB) avait pesé lourd dans la balance. Des mesures correctives avaient été annoncées pour remettre Maurice sur les rails. Cette fois-ci, le pays fait un saut de 24 places pour se positionner à la 25e position sur un total de 190 pays

Le nouveau rapport Doing Business de la Banque mondiale a noté des améliorations au niveau de 8 indicateurs - sur un total de 10 -, notamment au niveau de ‘Starting a Business’, ‘Dealing with Construciton Permits’, ‘Getting Electricity’, ‘Registering Property’, ‘Paying Taxes’, ‘Trading Across Borders’, ‘Enforcing Contracts’ et ‘Resolving Insolvency’. Ce qui place Maurice à la 25e position, après un bond de 24 places. Pour rappel, le pays avait dégringolé à la 49e position l’année dernière. Encore une fois, Maurice surclasse les pays du continent africain. Par exemple, le Rwanda est classé 41e, le Maroc 69e, le Kenya 80e, le Botswana 81e et l’Afrique du Sud 82e.

Qu’est-ce qui a permis une nette amélioration de Maurice au niveau de ce classement ? On cite, entre autres, les amendements législatifs à travers la Business Facilitation (Miscellaneous Provisions) Act 2017, ainsi que des mesures de réformes administratives par plusieurs ministères et autres corps parapublics pour améliorer les procédures.

« Mauritius made the biggest improvement in the ease of registering property in 2016/17. It did this by eliminating the 10% transfer tax and registration duty, implementing a complaint mechanism and publishing service standards », lit-on dans le rapport.

Certaines des mesures où Maurice est cité sont:

•     ‘Reduced time for processing permit applications’: The Waste Water Management Authority (WMA) in Mauritius outsourced the design and construction of sewage connection works to five private companies, thereby reducing the time to provide sewage connection.

 

•     ‘Facilitated customs administration for exports and imports’: Mauritius decreased the number of intrusive inspections, which reduced border compliance time for both exports and imports by 10 hours.

 

•    Starting a Business’ : Mauritius made starting a business easier by exempting trade fees for licenses below MUR 5,000 and introducing the electronic certificate of incorporation.

 

•     ‘Trading across borders’: Mauritius made trading across borders easier by improving the Cargo Community System, introducing advanced electronic document submission and updating the risk-based inspection system.

Pour rappel, en réponse à une question parlementaire l’année dernière – après la publication du rapport 2017 en octobre où Maurice a dégringolé au 49e rang – le ministre des Finances avait cité trois raisons majeures qui nous ont fait perdre des points, à savoir des changements au niveau de la méthodologie utilisée par la Banque mondiale, des ajustements au niveau des données dans le rapport 2016 et des améliorations au niveau de l’environnement régulatoire des économies. En ce qui concerne l’indicateur « Getting electricity », le ministre des Finances avait avancé que Maurice n’a pas enregistré un bon score en raison d’un « misreporting » de la part du Central Electricity Board (CEB). Maurice était passé de la 41ème place à la 110ème place.

A l’époque, il avait aussi évoqué l’introduction d’un ‘Business Facilitation Bill’ – devenu une loi aujourd’hui – pour améliorer notre position au niveau du classement ‘ease of doing business.’

 

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