Exportations vers l'UE: Maurice a sollicité une dérogation pour 120 tonnes de snoek

Depuis le 2 octobre 2017, l’Union européenne a publié un avis à l’intention des importateurs d’escoliers salés (salted snoek) originaires de Maurice. La bonne nouvelle c’est qu’une dérogation aux règles d’origine a été adoptée au bénéfice de notre pays pour 120 tonnes d’escoliers (thyrsite) salés. Elle est applicable jusqu’au 1er octobre 2018

L’année dernière, Maurice a fait une demande de dérogation aux règles d’origine auprès de l’Union européenne (UE). Elle concerne l’exportation d’escoliers salés, soit les salted snoek et communément connus comme « poissons salés ». La dérogation est valable pour une durée d’une année, soit du 2 octobre 2017 au 1er octobre 2018, après que la demande a été faite en avril 2017.

Selon les termes de l’accord de partenariat (APE intérimaire), appliqué à titre provisoire depuis le 14 mai 2012 entre l’Union européenne et ses États membres, de même que les États de l’Afrique orientale et australe (AfOA) – qui comprend la République de Madagascar, la République de Maurice, la République des Seychelles et la République du Zimbabwe -, des dérogations aux règles d'origine sont accordées lorsqu'elles se justifient par le développement d'industries existantes dans les États de l'AfOA.

On peut lire dans le document de l’Union européenne :

« La République de Maurice a demandé une dérogation aux règles d’origine en ce qui concerne 120 tonnes d'escolier salé (thyrsite) relevant du code NC 0305 69 80 importées dans l'Union entre avril 2017 et avril 2018, conformément à l'article 42 du protocole no 1 à l'APE intérimaire. Dans sa demande, Maurice indique qu'il n'y a pas d’escolier originaire de l’Union européenne ou de Maurice et que l’escolier provenant d’autres États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique ne remplit pas les exigences en matière de qualité et de régularité de l'approvisionnement. Par conséquent, Maurice doit assurer l'approvisionnement de son industrie de transformation à partir d'escoliers non originaires.

La dérogation contribuerait au développement des petites et moyennes entreprises à Maurice et permettrait la diversification du secteur mauricien des produits de la mer, qui repose essentiellement sur les produits à base de thon. Maurice a indiqué que la valeur des exportations prévues devant faire l’objet de la dérogation s'élève à 468 000 EUR. La valeur des importations dans l’Union en provenance de Maurice de produits de la pêche relevant du chapitre 3 du système harmonisé (SH) s'élevait à 21 571 300 EUR en 2015. Les faibles quantités, ne représentant que 2,15 % de la valeur, et la durée limitée de la dérogation demandée ne sont pas de nature à causer un préjudice grave à un secteur économique de l'Union ou d'un ou de plusieurs de ses États membres.

De ce fait, il convient d'accorder à Maurice, pour une durée limitée d'un an, une dérogation pour 120 tonnes d'escolier salé, permettant ainsi à l'industrie existante de poursuivre ses exportations vers l'Union européenne ».

 

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